Dans ce troisième et dernier épisode avec Myriam Bahaffou, on passe aux travaux pratiques. Après avoir démonté le désir-conquête et composté l’ego, la question qui reste est la plus difficile : concrètement, comment on fait ?
Elle commence par un détour inattendu — une critique des milieux féministes eux-mêmes. Les théories de l’attachement, la communication non-violente, la culture du “safe” : des outils qui ont aidé certains et certaines à mieux se comprendre, mais qui sont aussi devenus un entre-soi blanc et bourgeois, un protocole émotionnel qui exclut ceux qui habitent leurs émotions autrement — plus fort, plus conflictuel, moins dissocié.
Ce qui l’intéresse, elle, c’est autre chose : des expériences qui font perdre le contrôle. Pas pour le plaisir de la perte de contrôle, mais parce que c’est la seule façon de sortir de l’ego — ce moi souverain, performant, séparé du monde, que le capitalisme et le patriarcat ont construit pour nous. Le BDSM, les psychédéliques, le jeûne, la danse…












